Participation dans le groupe ou la classe

Groupe / Classe

Il existe un consensus scientifique voulant que la période de la petite enfance est cruciale au regard de la PRS. De plus, plusieurs études font ressortir les effets positifs d’une expérience éducative de qualité sur le développement cognitif, langagier et socio-émotionnel des enfants, à court terme (Bigras et al, 2010; Bouchard et al, 2010; Cantin et al, 2012 ; Desmarais et al, 2012a; Lemay et al, 2014 : Manningham et al, 2011), à plus long terme au primaire et au secondaire.

Les chercheures et chercheurs du Réseau se préoccupent du développement des enfants, en particulier dans les milieux moins favorisés et aussi dans les milieux autochtones (Bouchard et al, 2015; Manningham et al, 2011; Garakani, 2015) afin que les élèves puissent bien amorcer un parcours scolaire « gratifiant » et le mener à terme. À titre d’exemple, on peut penser au grand succès obtenu par les études collaboratives de chercheures et chercheurs de l’Université Laval réalisées à l’École Oraliste de Québec sur le plan de la persévérance d’enfants atteints de surdité dans leurs études (Makdissi et Boisclair, 2011). On peut aussi penser, suite aux travaux sur les facteurs de risque de décrochage au secondaire (Fortin et Lessard, 2013), à ceux de la Chaire de recherche de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke sur la PRS dont les programmes d’évaluation et d’intervention pour des élèves en difficulté se sont révélés prometteurs en matière d’engagement et de persévérance (Lessard et al, 2013, 2015; Boudreau et Deslauriers, 2012). 

Enfin, des interventions visant le développement de la métacognition, de l’apprentissage autorégulé (Buysse, 2007, 2012; Muis et Lajoie, 2013-2018), de l’apprentissage coopératif (Laferrière et al, 2014, 2014) et de l’étayage de l’apprentissage (DeBlois, 2014), conditions importantes dans la persévérance et la réussite, semblent possibles au primaire comme au secondaire.