Le 17 mai 2016
L'activité était intense lors de notre premier colloque du 12 mai. Les propos des un·e·s et des autres se sont mis à résonner dans nos têtes. La conversation sur la réussite scolaire s'est élargie avec les propos tenus en amont, lors et maintenant suite au Conseil général du Parti Libéral du Québec. Les mots du Ministre qui nous permettent de garder le focus pour un dialogue progressif sont les suivants: préparer des solutions concrètes. Toute contribution en ce sens va nécessiter d'être appuyée, mais aussi véhiculée dans des termes qui sauront être entendus tout en évitant les simplifications erronées. Les membres de PÉRISCOPE sont interpellés.
Dans la foulée des travaux qui ont conduit au mémoire du CRIRES sur le projet de loi 86, le Conseil d'administration du CRIRES avait suggéré, le 18 avril dernier, la production d'un court document à être acheminé au Ministre Sébastien Proulx. Le Comité scientifique du CRIRES en élaborera le premier jet d'ici dix jours, puisant entre autres dans les écrits des partenaires du réseau PÉRISCOPE des pistes de solution que de solides résultats de recherche viennent appuyer.
Le réseau PÉRISCOPE publie son quatrième SCOPE, consacré à la capacité d'inférer et à la littératie — deux piliers fondamentaux de la réussite scolaire, du préscolaire jusqu'à la fin du secondaire. Ce document met l'accent sur la compétence à « lire entre les lignes », qui structure non seulement la compréhension des textes, mais aussi l'apprentissage du code écrit lui-même. Il rappelle que cela ne s'acquiert pas spontanément, mais qu'il faut stimuler activement cette compétence tout au long du parcours scolaire. C'est encore plus nécessaire à l'ère de l'intelligence artificielle générative. Ce SCOPE propose des pistes d'action concrètes pour le préscolaire, le primaire et le secondaire, ancrées dans les savoirs expérientiels, professionnels et scientifiques qui caractérisent la démarche de PÉRISCOPE. Il est également accompagné de ressources documentaires et accessible via PÉRO, le robot conversationnel du réseau. Suivre ce lien.
Selon un bilan critique publié dans Le Devoir, l’héritage des années Legault en matière de « réussite éducative » tient moins à des gains d’apprentissage qu’à une réforme de la gouvernance et à une centralisation du réseau. La loi 40 a réduit les contre-pouvoirs (fin des commissions scolaires élues) et l’État a accru son contrôle sur le discours des centres de services qui ont remplacé les commissions scolaires. Le Conseil supérieur de l’éducation a été aboli, remplacé par l'INEE. Le texte reproche aussi l’absence d’action structurante en matière d’équité, l’« école à trois vitesses », la composition des classes, l’épuisement des personnes enseignantes et l’échec du déploiement à grande échelle des maternelles de 4 ans. Accessible à ce lien.
Dans le journal L'Économiste, l'auteur, Naji, décrit un modèle où inspecteurs et enseignants deviennent des «messagers» d’un contenu préformaté, via des leçons «scriptées» et ultra-structurées. Dans cette lecture, l’école se rapprocherait d’une «usine à procédures» : moins d’autonomie, moins d’adaptation au contexte de classe, et une pédagogie rétrécie aux automatismes, au détriment de compétences de haut niveau (pensée critique, résolution de problèmes complexes). Accessible à ce lien.
Les résultats de recherches d’ici et d’ailleurs convergent : les collaborations entre l’école, la famille et la communauté jouent un rôle crucial dans la persévérance et la réussite scolaires en influençant positivement le développement cognitif, social et émotionnel des élèves. SCOPE 3 présente les éléments saillants du chantier PÉRISCOPE sur les collaborations École- Famille-Communauté (É-F-C), dans la perspective où celles-ci constituent une composante essentielle de la mission éducative. Suivre ce lien.
La version allégée, diffusée aux directions des CSS avec une invitation à faire circuler à l'interne est disponible à ce lien.
Synthèse rapide qui reprend des éléments du compte rendu de la journée élaboré pour les organisateurs des entretiens Jacques-Cartier. Lesenjeux majeurs soulevés par l’intégration de l’intelligence artificielle générative (IAg) dans les formations universitaires et la recherche touchent à l’équité, à l’intégrité académique, au rapport au savoir, à la pédagogie, à la régulation institutionnelle et, enfin, à la recherche en éducation et en formation. Plus globalement, c’est la réussite scolaire et éducative qui est questionnée. Suivre ce lien.