Usages émergents de l’IA générative : l’agentivité humaine comme question centrale ?


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État de publication: non publié

Nom de la revue: Revue internationale du CRIRES: innover dans la tradition de Vygotsky

Volume: 9

Numéro: 1

Résumé: L’intelligence artificielle générative (IAg) est devenue un phénomène très visible en éducation, en particulier sous la forme de robots conversationnels, que nous désignons ici par l’appellation « intelligence artificielle conversationnelle (IAc) ». Celle-ci suscite de nombreuses prises de position critiques, qui mettent l’accent sur les risques associés à son utilisation, tant pour les personnes utilisatrices que pour l’enseignement, dont certains fondements seraient eux-mêmes menacés. Dans cet article, nous nous intéressons à l’agentivité humaine et à la manière dont l’IAc, envisagée comme un instrument d’apprentissage, peut contribuer à la réussite éducative. Nous contextualisons et situons d’abord cette notion, plus englobante que celle de réussite scolaire, telle qu’elle peut être mesurée par des indicateurs statistiques reflétant les résultats à des épreuves d’examen. Nous présentons ensuite des exemples d’interactions avec l’IAc, élaborés à partir de narrations collectées dans le cadre d’une coopération franco-québécoise menée au sein du groupe de travail 2IFPER. Ces interactions sont analysées au regard de leur potentiel d’émancipation intellectuelle ou d’assujettissement fonctionnel, selon la place qu’y occupe l’agentivité humaine : l’humain peut y jouer le rôle de premier violon, tandis que l’IAc l’assiste ou l’accompagne. À l’inverse, la délégation à l’IAc peut réduire l’agentivité humaine au sein de l’interaction et, lorsque cette délégation devient prépondérante, ouvrir la voie à l’assujettissement.

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