L’IA générative levier d’agentivité ? Analyse des pratiques étudiantes en enseignement supérieur


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État de publication: publié

Nom de la revue: Revue internationale du CRIRES : innover dans la tradition de Vygotsky

Volume: 9

Numéro: 1

Intervalle de pages: 71-97

Résumé: L’agentivité, définie comme le pouvoir d’agir de l’apprenant et sa capacité à être acteur de ses apprentissages (Bandura, 1997, 2001), constitue le prisme retenu pour analyser les pratiques étudiantes avec les instruments d’Intelligence Artificielle générative (IAg). Cet article rend compte d’une étude exploratoire conduite à l’Université Laval (Québec) auprès de 4 628 personnes étudiantes (8,2 % de la population inscrite en 2024-2025), au moyen d’un questionnaire autoadministré (26 questions fermées et une question ouverte, décembre 2024-janvier 2025). Les données quantitatives ont été analysées par des corrélations de Spearman et complétées par l’analyse qualitative de 1 511 réponses ouvertes. Ces analyses suggèrent des réponses à la question : en quoi, comment et pourquoi, la mobilisation des instruments d’IAg participe de l’agentivité des personnes étudiantes ? Quatre profils d’utilisations et quatre figures d’usage sont identifiés et caractérisés par les types et visées de l’agentivité, mises en relation avec des caractéristiques apprenantes, le contexte et l’environnement d’apprentissage. Considérant l’importance des non-utilisations (44  % des répondants), cet article discute les liens entre la mobilisation de ces robots conversationnels et une perspective inclusive du bien-être étudiant.